Parce qu’elle nous invite à accueillir ce que nous n’acceptons pas spontanément, parfois même à l’encontre de nos convictions, la tolérance est une vertu largement décriée en ce siècle qui cherche d’abord des certitudes et des absolus et redoute tout ce qui pourrait passer pour de la faiblesse. Et pourtant elle nous ouvre un chemin vers Dieu.
L’œil ne peut pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi ! »
L’épitre de Paul (1 Cor 12, 12-30) nous dit lui aussi cette vision magnifique de l’individu, de la communauté et de l’esprit de tolérance qui doit les animer : ce que la main connaît par le toucher, l’œil n’en n’a pas la complète connaissance; et ce que l’œil voit est largement inaccessible au nez. De même, chaque membre de notre communauté qui cherche Dieu avec sincérité sait quelque chose de Lui que les autres ne connaissent pas. Et le seul moyen de connaître Dieu moins ‘incomplètement’ est d’accepter d’être bousculé par ce que les autres ont à dire.
Alors Seigneur aide-moi à me réjouir de nos différences ; aide-moi à accueillir la parcelle de Vérité que chacun autour de moi porte au fond de son cœur et qu’il exprime par sa vie, ses paroles et ses actes.
‘Représentez-vous le monde comme un cercle dont le centre est Dieu et dont les rayons sont les différents modes de vie des hommes. (…) Si tous ceux qui veulent se rapprocher de Dieu se déplacent vers le centre du cercle, (…) plus ils se rapprochent de Dieu, plus ils se rapprochent les uns des autres. Et plus ils se rapprochent entre eux, plus ils se rapprochent de Dieu.’
Dorothée de Gaza, saint et père de l’Église, VIème siècle
Publié le 27 janvier 2013 dans le bulletin hebdomadaire de Saint-Joseph d'Angers
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