mercredi 9 janvier 2013

Miel !


« Qu’elle est douce à mon palais ta promesse :
Le miel a moins de saveur dans ma bouche ! » (Ps 17)

Le miel ! Les textes de ce jour y font allusion à deux reprises et ce n’est pas une coïncidence car si nous sommes plus sensibles aujourd’hui aux symboles du pain et du vin, le miel - omniprésent dans l’Ancien et le Nouveau Testament - nous dit aussi quelque chose de Dieu.

« Un pays où ruissellent le lait et le miel » (Dt 6, 3) : de même que le lait auquel il est souvent associé, le miel est considéré par les Hébreux comme un aliment très particulier qui n’a pas besoin d’être préparé et qui est pur sans qu’il soit besoin de le purifier par quelque rite ; par sa gratuité et son onctuosité, le miel est d’abord symbole de la douceur du don de Dieu ; rappelons-nous à ce propos que le Livre de l’Exode nous dit de la manne : « C'était blanc et cela avait un goût de galette au miel. » (Ex 16, 31).

Par extension, la douceur du miel évoque aussi celle de la Sagesse ; dans l’Ecclésiaste celle-ci nous interpelle en ces termes : « Car mon souvenir est plus doux que le miel, mon héritage plus doux qu'un rayon de miel. » (Si 24, 20).

Douceur du don de Dieu, Sagesse... le miel évoque aussi la parole de Dieu, parole qui donne faim, parole qui descend en nous avec douceur et qui nous comble, parole qui nourrit : « Jean était vêtu d’une peau de chameau et mangeait des sauterelles et du miel sauvage. » (Mc 1, 6). Parole qui fait grandir : « Voici, la jeune femme est enceinte et elle va enfanter un fils et elle lui donnera le nom d’Emmanuel. Il mangera du lait caillé et du miel jusqu’à ce qu’il sache rejeter le mal et choisir le bien. » (Is 7, 14-15).

Et puis le miel, dont certaines civilisations antiques embaumaient les morts, c’est aussi dans la bible l’annonce de la douceur de la vie après la mort quand la vie d’ici-bas est comparée au fiel. Le jeune Samson tue un lion à mains nues : « A quelque temps de là (...) il fit un détour pour voir le cadavre du lion, et voici qu’il y avait dans la carcasse du lion un essaim d’abeilles et du miel. » (Jg 14, 8-9).

Tandis que les frimas de l’hiver gagnent et nous enveloppent, veillons à mettre beaucoup de miel dans tout ce que nous faisons !

Publié le 4 novembre 2012 dans le bulletin hebdomadaire de Saint-Joseph d'Angers

Aucun commentaire: